Archive for the 'Actualité externe' Category


Partenariat franco-roumain

Mardi, mai 19th, 2009

Le Président de la Roumanie, Traian Basescu a commencé le 18 mai une visite officielle de deux jours en France, à l’invitation de son homologue, Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État roumain a été reçu avec les honneurs militaires au Palais de l’Elysée par le président Sarkozy.

Le Président roumain a rencontré le même jour Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre, François Fillon. Avant de partir pour Paris, le Président roumain a déclaré que cette visite a pour but le renforcement du partenariat stratégique franco-roumain. Les ministres roumains qui accompagnent le Président ont eu d’ailleurs des programmes distincts, sur leurs domaines d’activité.

Pendant le déjeuner à l’Elysée, le président français a assuré son homologue roumain de “la coopération de la France” pour la construction d’une deuxième centrale nucléaire en Roumanie. Dans un communiqué de presse de la présidence française, le chef de l’État roumain a confirmé que la Roumanie veut utiliser une technologie nucléaire européenne pour ce projet.

On a précisé aussi que les deux chefs d’État ont discuté sur “la nécessité de l’Europe de se doter d’une véritable politique énergétique”, notamment pour être en mesure de négocier avec la Russie, le principal fournisseur de gaz naturel en Europe.

Les deux présidents ont discuté aussi sur le sujet de la crise économique mondiale. Le président français a souligné le fait que le plan européen a sauvé le système bancaire d’Europe.

Les Européens ne sont pas intéressés par les élections au Parlement européen

Mardi, mai 19th, 2009

Plus de 50% des Européens sont désintéressés par les élections au Parlement Européen de juin. Selon une enquête récente, les Européens iraient voter si le Législatif européen consacrait plus d’argent pour l’éducation, la croissance économique, les emplois et la santé.

Selon une enquête citée par euobserver.com, 1/5 des Européens ont déclaré qu’ils ne sont pas du tout intéressés par les élections au Parlement européen. Seulement 11% des interviewés se sont déclarés intéressés par les élections.

Les plus désintéressés sont les Lituaniens et les Slovaques (29%), suivis pas les Anglais (28%), les Chypriotes et les Grecs (26%). De l’autre côté, les élections européennes constituent une question d’intérêt aux Luxembourg (29%), Irlande (25%) et Malte (23%).

En dépit de leurs réponses, les Européens estiment que la meilleure façon de faire entendre leur voix est le vote (46%). La plupart des Européens ont déclaré qu’ils voteraient si le Parlement Européen accordait plus d’argent à l’éducation (41%), à la croissance économique (31%), à la création d’emplois (27%) et à la santé (26%).

Les qualités idéales d’un euro-parlementaire seraient, d’après les Européens: l’expérience européenne (21%), le contact direct avec les électeurs (20%) et l’expérience politique au niveau national (14%).

L’enquête a été menée sur un échantillon de 15.130 personnes, âgées de plus de 18 ans, provenant de tous les 27 États membres de l’UE.

La lutte pour les fonctions au Parlement Européen

Lundi, mars 16th, 2009

Les familles politiques importantes, les populaires, les socialistes et les libéraux négocient leurs fonctions dans le Législatif Européen, même si les élections auront lieu en été. L’approche des élections pour le Parlement Européen, accompagné par la nouvelle que certains membres du PPE vont se retirer du groupe, déclenche des négociations pour les nouvelles formules de direction.

Le retrait des conservateurs britanniques du PPE, qui constitue l’actuelle majorité parlementaire du groupe PPE-DE, le plus important du Parlement Européen, ouvre la porte à de dures négociations pour les fonctions de la prochaine législature.

Une délégation dirigée par le porte-parole du parti, William Hague a rencontré à Strasbourg la semaine dernière Joseph Daul, le leader du groupe PPE-DE, en confirmant l’intention des conservateurs, dirigés par David Cameron de se retirer de la coalition PPE-DE après les élections de juin et la création d’un nouveau groupe parlementaire européen.

Cela signifierait que dans le PE, dés le mois de juillet 2009, vont activer 8 groupes politiques, si les conservateurs britanniques auront suffisamment d’alliés pour former un nouveau groupe. Le député conservateur, Geoffrey Van Orden, un allié de Cameron a confirmé les négociations avec “des partis gouvernementaux importants et avec des politiciens sérieux qui sont mécontents de la place occupée dans l’actuel Parlement.”

La possible désignation du nouveau groupe sera “Les Conservateurs Européens”. Pour l’instant il y a quelques “volontaires” des députés tchèques et polonais, qui pourraient joindre le nouveau groupe. Si les conservateurs britanniques ne seront pas en mesure d’attirer suffisamment de membres d’autres pays, ils pourraient rejoindre le groupe UEN (l’Union pour l’Europe des Nations), affirment les sources européennes.

La conséquence la plus importante du retrait des conservateurs britanniques du PPE-DE est le changement de pouvoir au cadre du législatif européen. Les socialistes européens ont ainsi la chance de devenir de nouveau, après 2 législatures, le groupe majoritaire dans le PE, et, implicitement, ils vont pouvoir désigner le Président de la Commission européenne, mais aussi la plupart des futurs commissaires européens.

En outre, les estimations actuelles indiquent que les socialistes pourraient avoir en plus 40 députés après les élections. Les socialistes européens ont dominé les quatre premières élections européennes, mais ils ont perdu la majorité aux élections de 1999 et 2004, quand le PPE-DE (les partis conservateurs et chrétiens-démocrates) est devenu majoritaire au PE.

Les deux forces politiques ont divisé le mandat de 5 ans du Président du PE entre elles, les socialistes ayant cette fonction pendant la première partie de la législature et les populaires dès 2007 jusqu’à présent. La règle sera gardée aussi après les élections de juin, elle étant une “monnaie d’échange” entre le PSE et le PPE-DE pour la désignation des représentants des groupes politiques pour les autres fonctions du PE.

En outre, cette répartition des fonctions est étroitement liée à l’appartenance à un groupe politique des personnes désignées, mais aussi à la nationalité, ayant en vue qu’un pays ne peut pas détenir à la fois la présidence du PE et la présidence de certaines commissions du législatif européen.

Le leader des libéraux européens, le britannique, Graham Watson désire la fonction de leader du PE, bien que le groupe politique dont il fait partie n’est que sur la troisième position dans le PE, en tant que nombre de députés. Il a lancé sa candidature pour cette fonction depuis janvier, bien que ses chances de succès sont très faibles. Le soutient qu’il obtiendrait peut devenir toutefois la monnaie d’échange des négociations avec les autres leaders des groupes pour la répartition des fonctions après les élections.

Voilà la structure actuelle du PE:
1. 276 sièges - le PPE (le Parti populaire européen)
2. 216 sièges - le PSE (le Parti socialiste européen)
3. 104 sièges - l’ADLE (l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe)
4. 44 sièges - l’UEN (le groupe Union pour l’Europe)
5. 42 sièges - les Verts
6. 41 sièges - la GUE/NGL (le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique)
7. 24 sièges - le IND/DEM (le groupe Indépendance/Démocratie)
8. 36 sièges - députés indépendants.

Les partis qui composent le groupe des populaires européens représentent une gamme large de doctrines politiques et économiques. Au cours des années, le PPE s’est éloigné des valeurs classiques du conservatorisme afin de pouvoir  intégrer de nouveaux membres.

Les Européens de l’Est se sont réunis avant le Sommet de l’UE - Part 1

Lundi, mars 2nd, 2009

D’une manière toute à fait exceptionnelle, les Etats de l’Europe de l’Est se sont réunis avant le Sommet des 27 Etats de l’Union, en essayant d’atteindre un point de vue commun qui sera présenté aux anciens membres de l’UE. Le résultat? Un demi-échec parmi les pays de l’Est - décidés avant la réunion soit de demander un soutien financier séparément pour les économies de cette région, soit l’arrêt du protectionnisme que les pays riches appliquent, soit le maintient du financement pour les pays de l’Est par les institutions financières de l’Ouest, soit, à la limite demander l’accélération de l’adhésion à la zone euro.

Le résultat de cette réunion a été très pâle. Le premier polonais, Donald Tusk, qui a présidé la réunion, a
déclaré: “l’Union devrait faire preuve de solidarité, plus de responsabilité et d’optimisme.” Une phrase vague, en fait presque n’ayant aucune substance face aux demandes que les pays de l’Est ont avancé à Bruxelles pour affronter les anciens membres de l’Union. Tusk a demandé à tous les membres du bloc communautaire de joindre aux “règles et principes” imposés par les traités de l’UE, faisant référence en particulier au respect du marché unique. “La tentation du protectionnisme doit être évitée”, a-t-il ajouté.

Le Président de la Commission Européenne, Jose Manuel Barroso, présent lui-aussi à la réunion des Etats d’Europe de l’Est a souligné qu’il “est très important pour tous les pays européens de travailler ensemble. Nous avons besoin de faire les choses dans un esprit de solidarité”, a ajouté Barroso.

Les dirigeants européens devraient s’engager hier soir d’assurer la poursuite de la croissance économique, en respectant par contre les principes du marché unique, selon le projet de la déclaration commune qui devrait être adopté par tous les États membres. Selon ce document, la réunion doit veiller à ce que le marché soit pleinement utilisé comme un moteur pour soutenir la croissance et le maintient des emplois. De plus, les États membres de l’UE reconnaissent que le déblocage des canaux des crédits est essentielle pour l’efficacité des impulsions financières des États membres. De même, la réponse de l’Union Européenne doit bénéficier d’une réponse conforme à un niveau international.

Toutefois, les déclarations du projet de l’acte finale de la réunion ne reflètent pas les tensions au sein de
l’Union. Le Sommet UE-27 a été organisé à l’initiative du Premier ministre tchèque Mirek Topolánek, dont le pays exerce actuellement la présidence de l’UE, et à l’initiative du président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, sur le fond de la crise financière.

Les Européens de l’Est se sont réunis avant le Sommet de l’UE - Part 2

Lundi, mars 2nd, 2009

Tout a commencé à partir des craintes selon lesquelles les gouvernements européens vont proposer des mesures protectionnistes anti-crise, fait qui va saboter le principe de l’unité promu par l’Union. Le principal signal a été la querelle de la France et de la République Tchèque, après que Paris avait annoncé un plan de soutient de l’industrie auto de 6,5 milliards d’euros en échange d’une promesse de maintient des emplois sur le territoire français et d’une possible délocalisation des usines. La République Tchèque, où il y a de grands investissements de l’industrie française des automobiles a accusé le président français Nicolas Sarkozy de protectionnisme. La France a renoncé entre temps aux mesures considérées protectionnistes pour ne pas fâcher la Commission Européenne. Par contre, Sarkozy s’est rendu à Bruxelles avec la proposition d’un plan commun pour aider l’industrie.

Des mesures identiques ont été annoncées par l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, qui sont actuellement examinées par la Commission européenne pour déterminer si elles respectent les principes du marché unique. Chaque Etat a élaboré un projet propre pour le Sommet d’hier. À l’initiative de la Pologne a eu lieu un mini-sommet des Etats d’Europe centrale et orientale, membres de l’UE, sommet fondé sur la crainte de mesures protectionnistes des Etats de l’Ouest et donc de la naissance d’un nouveau rideau de fer en Europe. En outre, les mises en gardes selon lesquelles l’Europe de l’Est sera bientôt écrasée par la crise ont mené les responsables de cette région à proposer des solutions.

La République tchèque et la Pologne ont demandé l’accélération de l’entrée dans la zone euro, après que les
monnaies nationales de la région ont connu une forte dépréciation. Ces exigences ont été rejetées par le leader des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui a apprécié que cela n’est pas possible: “Je pense que nous ne pouvons pas modifier les critères d’adhésion à l’euro du jour au lendemain. Il n’est pas possible”, a déclaré Juncker. Un pays qui a l’intention d’aller à l’euro doit maintenir sa monnaie nationale à jour dans le mécanisme des taux de change, dans une marge de variation de +/-15% pour au moins deux ans.

De même, la Hongrie a proposé un plan de soutien de l’Europe de l’Est de 160-190 milliards d’euros, plan qui a rencontré l’opposition de plusieurs pays de l’UE, y compris la République Tchèque ou l’Estonie. Les dirigeants européens ont estimé que le plan hongrois est beaucoup trop cher, étant donné que la semaine dernière, la Banque Européenne d’Investissement, Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement et le Fonds Monétaire international ont annoncé un plan de 24,5 milliards d’euros pour le soutient des banques et des compagnies de l’Est.

Le Premier Ministre tchèque a exclut l’idée d’une aide spéciale pour l’Europe de l’Est dans le contexte de la crise économique: “L’Europe de l’Est est une région spéciale, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de séparer plusieurs pays de l’UE, je vais soutenir une aide de l’UE pour tous ces pays qui en ont besoin, mais non pas pour une aide particulière pour l’Europe de l’Est”, a-t-il dit.

Le Premier ministre estonien, Andrus Ansip, a été lui-aussi contre l’idée de créer un bloc de l’Europe de l’Est
dans l’UE: “Je ne pense pas qu’il est nécessaire que les pays d’Europe de l’Est soient soutenus en bloc, ces pays sont très différents entre eux”, a-t-il insisté, soulignant le fait que son pays ne se confronte pas avec une crise de liquidité contrairement à la Lettonie, le pays voisin. Les discussions se poursuivront à l’occasion du Sommet de printemps du Conseil européen des 19-20 mars.

Voilà ce que les Etat de l’Union ont soutenu à Bruxelles:
1. La Pologne  - l’accélération du processus d’adoption de l’euro,
2. La République Tchèque - l’accélération du processus d’adoption de l’euro, le rejet des mesures protectionnistes
et le rejet d’un plan financier spécialement conçu pour l’Europe de l’Est,
3. La Hongrie - un plan de financement de l’Europe de l’Est de 160-190 milliards d’euros,
4. La France - un plan européen commun de financement de l’industrie des automobiles,
5. L’Allemagne - le respect des principes du marché unique et le rejet du plan financier spécialement conçu pour l’Europe de l’Est.