Sarkozy ne croît pas à l’austérité
Le président a annoncé que l’État va recourir à de nouveaux emprunts pour soutenir les investissements pendant la crise. Nicolas Sarkozy a annoncé la création d’un fonds de prêt exclusivement consacré au financement des projets stratégiques pour l’avenir.
Dans un discours tenu lundi 22 juin devant les deux Chambres du Parlement réunies à Versailles, Nicolas Sarkozy a présenté sa vision concernant un modèle économique de l’après-crise: il s’agit d’une société fondée sur l’investissement, la production et le travail.
Le chef de l’État a annoncé que les impôts ne seraient pas augmentés et qu’il n’adopterait pas une politique d’austérité. Toutefois, il a affirmé que le Gouvernement devrait être plus prudent avec les dépenses des fonds publics. On devrait mettre l’accent sur les investissements pour l’environnement, sur la reconversion des chômeurs et on continuera la réforme du régime des retraites. Avant de mettre en œuvre ces priorités, on envisage des entretiens avec les partenaires sociaux, le milieu économique et culturel.
Sarkozy a souligné devant le Parlement qu’il n’allait pas mener une politique d’austérité, car elle a échoué dans le passé. Le président a également fait valoir que la crise était “une chance historique” de changement.
Les déclarations du président viennent au lendemain de celles du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Celui-ci avait indiqué qu’il n’y avait pas de place pour de nouvelles dettes ou dépenses. De plus, le Ministre des Finances, Eric Woerth avait déjà annoncé que le déficit de la France serait supérieur à 7& du PIB en 2009 et 2010. Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy a annoncé que Paris allait contracter un nouveau prêt, soit des marchés financiers, soit de la population.