La loi Hadopi a été adoptée

14 mai 2009

En navette depuis le 18 juin 2008, le projet de loi “Création et Internet” a été adopté, mardi 12 mai, à l’Assemblée Nationale (par 296 voix contre 233). Le lendemain, les sénateurs l’ont définitivement adoptée par 189 voix contre 14.

La loi “Création et Internet”, connue aussi sous le nom de loi Hadopi, prévoit de sanctionner le téléchargement illégal de la musique ou des films sur Internet. Les mécanismes de sanction prévus en cas de téléchargement illégal sont:

- les internautes qui téléchargent illégalement de la musique ou des films recevront une mise en garde par courrier électronique
- en cas de récidive, ils recevront une lettre recommandée
- en cas de nouvelle récidive dans un délai d’un an, il est prévu de suspendre l’accès internet pour une durée comprise entre deux mois et un an
- les internautes devront continuer de payer leurs abonnements suspendus
- ils seront fichés dans une liste noire

La loi stipule la création d’une nouvelle autorité administrative indépendante, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l’Internet (Hadopi), chargée de mettre en œuvre les mécanismes de sanction. La nouvelle autorité pourra alors envoyer ses premiers mails d’avertissement dès l’automne, tandis que les suspensions devraient débuter à partir de 2010.

L’entrée en vigueur de la loi est suspendue, les députés PS annonçant qu’ils saisiraient le Conseil
constitutionnel, pour réclamer la suppression de la double peine (les internautes devront continuer à payer leur abonnement en cas de suspension de leur accès).

La commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Viviane Redding “démantèle” l’argument que la loi est incompatible avec le droit communautaire. Le Parlement européen a voté un amendement qui stipule que l’accès au web est un droit fondamental. De ce point de vue, la loi française semble incompatible à la loi européenne.

L’auteur de l’amendement, Guy Bono a annoncé déjà qu’il demandera à la Commission Européenne de lancer une procédure d’infraction contre le gouvernement français pour non respect du droit communautaire. Si le droit européen va s’imposer sur le droit national, les dispositions de la loi Hadopi devront être modifiées. Affaire à suivre…

Les listes aux élections européennes

7 mai 2009

Le Président a lancé la campagne des européennes de l’UMP à Nîmes, lors d’un discours de 5 mai.

Les trois points soulignés par le Président ont été: le désir de réconcilier les Français à l’Europe, de faire ratifier le traité de Lisbonne par l’Irlande et la République tchèque et d’instaurer une taxe carbone européenne.

Le 6 mai, Nicolas Sarkozy a rencontré le Premier ministre, François Fillon et les dirigeants de l’UMP pour discuter de la composition des listes aux élections européennes du 7 juin prochain. La réunion a duré une heure et le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand a ensuite annoncé que les listes pour les européennes seront votées aujourd’hui.

Les candidats seront choisis en priorité des membres du Mouvement populaire, mais il y aura aussi des membres du Nouveau Centre, de la Gauche moderne, et des progressistes. Tous doivent s’engager à “faire changer l’Europe”.

2 ans de Présidence

6 mai 2009

Deux ans de mandat pour Nicolas Sarkozy - pas de célébration à l’Elysée le 6 mai.

Le président n’a pas célébré mercredi le deuxième anniversaire de son élection, parce qu’il n’aime pas les anniversaires, laissant ainsi le chemin ouvert aux critiques. Le bilan de ces deux ans est jugé plutôt négatif par les Français et l’0pposition.

Selon un sondage exclusif CSA-Le Parisien Aujourd’hui en France, 55% des Français pensent que Sarkozy ne fait pas “un bon président”, puisque 73% des personnes interrogées le trouvent “pas suffisamment à l’écoute de tous les Français” et 67% qu’il “n’apporte pas de solutions” à leurs problèmes, en estimant qu’”il n’a pas de vrai projet pour la France”.

Voyons les raisons de ces réponses et le chemin parcouru par le Président et son Gouvernement:

-fermeture d’usines et mesures économiques dénoncées par l’opposition
-la loi de modernisation de l’économie n’a pas atteint ses buts
-la RGPP (révision générale des politiques publiques) n’a changé presque rien dans les ministères
-la remise à plat des régimes spéciaux des retraites a échoué d’apporter la garantie d’économies supplémentaires
-la loi de modernisation du marché du travail, la représentativité syndicale et la réforme de la carte judiciaire ont été fortement critiquées
-l’Education et la Santé ont subit elles aussi une mutation en profondeur: l’école a été supprimée le samedi, la carte scolaire a été assouplie, la loi sur l’autonomie des universités a été votée, mais pas encore mis en application, etc.

La lutte pour les fonctions au Parlement Européen

16 mars 2009

Les familles politiques importantes, les populaires, les socialistes et les libéraux négocient leurs fonctions dans le Législatif Européen, même si les élections auront lieu en été. L’approche des élections pour le Parlement Européen, accompagné par la nouvelle que certains membres du PPE vont se retirer du groupe, déclenche des négociations pour les nouvelles formules de direction.

Le retrait des conservateurs britanniques du PPE, qui constitue l’actuelle majorité parlementaire du groupe PPE-DE, le plus important du Parlement Européen, ouvre la porte à de dures négociations pour les fonctions de la prochaine législature.

Une délégation dirigée par le porte-parole du parti, William Hague a rencontré à Strasbourg la semaine dernière Joseph Daul, le leader du groupe PPE-DE, en confirmant l’intention des conservateurs, dirigés par David Cameron de se retirer de la coalition PPE-DE après les élections de juin et la création d’un nouveau groupe parlementaire européen.

Cela signifierait que dans le PE, dés le mois de juillet 2009, vont activer 8 groupes politiques, si les conservateurs britanniques auront suffisamment d’alliés pour former un nouveau groupe. Le député conservateur, Geoffrey Van Orden, un allié de Cameron a confirmé les négociations avec “des partis gouvernementaux importants et avec des politiciens sérieux qui sont mécontents de la place occupée dans l’actuel Parlement.”

La possible désignation du nouveau groupe sera “Les Conservateurs Européens”. Pour l’instant il y a quelques “volontaires” des députés tchèques et polonais, qui pourraient joindre le nouveau groupe. Si les conservateurs britanniques ne seront pas en mesure d’attirer suffisamment de membres d’autres pays, ils pourraient rejoindre le groupe UEN (l’Union pour l’Europe des Nations), affirment les sources européennes.

La conséquence la plus importante du retrait des conservateurs britanniques du PPE-DE est le changement de pouvoir au cadre du législatif européen. Les socialistes européens ont ainsi la chance de devenir de nouveau, après 2 législatures, le groupe majoritaire dans le PE, et, implicitement, ils vont pouvoir désigner le Président de la Commission européenne, mais aussi la plupart des futurs commissaires européens.

En outre, les estimations actuelles indiquent que les socialistes pourraient avoir en plus 40 députés après les élections. Les socialistes européens ont dominé les quatre premières élections européennes, mais ils ont perdu la majorité aux élections de 1999 et 2004, quand le PPE-DE (les partis conservateurs et chrétiens-démocrates) est devenu majoritaire au PE.

Les deux forces politiques ont divisé le mandat de 5 ans du Président du PE entre elles, les socialistes ayant cette fonction pendant la première partie de la législature et les populaires dès 2007 jusqu’à présent. La règle sera gardée aussi après les élections de juin, elle étant une “monnaie d’échange” entre le PSE et le PPE-DE pour la désignation des représentants des groupes politiques pour les autres fonctions du PE.

En outre, cette répartition des fonctions est étroitement liée à l’appartenance à un groupe politique des personnes désignées, mais aussi à la nationalité, ayant en vue qu’un pays ne peut pas détenir à la fois la présidence du PE et la présidence de certaines commissions du législatif européen.

Le leader des libéraux européens, le britannique, Graham Watson désire la fonction de leader du PE, bien que le groupe politique dont il fait partie n’est que sur la troisième position dans le PE, en tant que nombre de députés. Il a lancé sa candidature pour cette fonction depuis janvier, bien que ses chances de succès sont très faibles. Le soutient qu’il obtiendrait peut devenir toutefois la monnaie d’échange des négociations avec les autres leaders des groupes pour la répartition des fonctions après les élections.

Voilà la structure actuelle du PE:
1. 276 sièges - le PPE (le Parti populaire européen)
2. 216 sièges - le PSE (le Parti socialiste européen)
3. 104 sièges - l’ADLE (l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe)
4. 44 sièges - l’UEN (le groupe Union pour l’Europe)
5. 42 sièges - les Verts
6. 41 sièges - la GUE/NGL (le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique)
7. 24 sièges - le IND/DEM (le groupe Indépendance/Démocratie)
8. 36 sièges - députés indépendants.

Les partis qui composent le groupe des populaires européens représentent une gamme large de doctrines politiques et économiques. Au cours des années, le PPE s’est éloigné des valeurs classiques du conservatorisme afin de pouvoir  intégrer de nouveaux membres.

Sarkozy ajourne la réforme de l’éducation

12 mars 2009

Les enseignants ont protesté contre les initiatives du chef de l’Elysée, le système éducatif français étant dans une période tumultueuse. La réforme de l’éducation a été l’un des points essentiels du programme électoral de Nicolas Sarkozy, mais sa mise en oeuvre se révèle difficile à atteindre.

Récemment, les forces de l’ordre ont dû utiliser des gaz lacrymogènes contre les enseignants, qui ont jeté au nez des agents de police leurs chaussures et d’autres objets, pour protester contre les changements qui permettraient de réduire les postes d’enseignants.

Le gouvernement veut moderniser le système d’éducation afin qu’il puisse mieux préparer les étudiants pour le marché du travail. “Nous avons besoin de réformer l’ensemble du processus de choix de la carrière pour mieux synchroniser les aspirations des jeunes avec les possibilités qui  leur sont offertes”, a expliqué le Ministre de l’éducation, Xavier Darcos.

La réforme vise à accroître la performance des collèges, en éliminant certaines disciplines qui surchargent les programmes scolaires. De plus, le gouvernement désire développer le système privé d’éducation et mettre en compétition les écoles d’Etat avec celles privées. Les enseignants craignent la réduction des postes d’enseignants dans les collèges et affirment que cela conduira à la surpopulation des classes. On prévoit qu’un total de 13.500 postes d’enseignants serait réduit au cours de l’année prochaine.

Nicolas Sarkozy a dû ajourner avec un an la mise en œuvre de ces mesures. La décision a été prise en décembre, lors des révoltes violentes des lycéens. Les jeunes ont barricadé les entrées dans les écoles, les chemins de fer ont été bloqués et il y a eu des confrontations violentes avec la police. Plusieurs lycéens ont été arrêtés à Lyon, où une voiture a été incendiée et cinq policiers ont été blessés.

Sarkozy a argumenté sa décision d’ajourner la réforme par ses craintes liées au déroulement de protestes des
lycéens en même temps avec ceux qui se passaient à cette époque-là en Grèce, comme réponse à l’assassinat d’un adolescent par la police d’Athène. “Quand je vois les gens se confronter avec une telle violence, évidemment, je pense deux fois avant de prendre une décision”, a déclaré Sarkozy.

L’écrivain et le philosophe français, Chantal Delsol estime dans un éditorial du journal “Le Figaro” que “la
situation actuelle des jeunes n’est pas terrible en soi, mais en rapport avec les attentes du public et le progrès espéré. Nous avons imposé à nos enfants certaines normes imbéciles et nous leur avons imprimé continuement le mépris pour le métier de plombier. On leur a dit que tous doivent être des intellectuels et qu’ils ont le droit à un emploi à leur choix. Des mensonges. Un pays ne peut pas être entièrement peuplée par des avocats, des mèdecins, d’enseignants ou de chercheurs scientifiques”, écrit Delsol.

Un élève sur cinq quitte ses études sans avoir un diplôme ou une qualification, chaque année. Le taux de chômage est élevé chez les jeunes tandis que, paradoxalement, dans de nombreux secteurs, les entreprises ont des difficultés à trouver des employés. L’existence des “étudiants fantômes”, qui s’inscrivent à l’université uniquement pour bénéficier de certains avantages, ce qui signifie parfois la perception d’une somme de 200-300 euros par mois, sans participer aux cours ou aux examens.

La France tentée avec des fonctions importantes pour revenir à l’OTAN

12 mars 2009

La France va recevoir plusieures fonctions importantes au sein de l’OTAN et va se consolider ainsi la position de l’Europe au sein de l’Alliance militaire, lors de son retour dans la structure de commandement de celle-ci. C’est la déclaration du ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner, avant le vote au Parlement français à cet égard, relate NewsIn.

Le président français Nicolas Sarkozy pourrait annoncer au début de cette semaine que la France est prête à adhérer au Commandement intégré de l’OTAN, qui prévoit, entraîne et mène des opérations militaires communes. Le président risque de cette manière de de faire face à la résistance des partis politiques de l’opposition, mais aussi à certains membres de son propre parti, l’UMP, les critiques soutenant que la France va perdre ainsi sa capacité d’agir comme un contrepoids aux Etats-Unis et de construire des alliances diplomatiques indépendantes.

Kouchner a déclaré, lundi, pour Le Figaro, cité par l’agence Reuters que c’est le bon moment pour la France de revenir dans la structure de commandement de l’OTAN, après plus de quatre décennies après son retrait au cours de la présidence de Charles de Gaulle, pendant la Guerre Froide. “Aujourd’hui, le contexte s’est modifié. Le Pacte de Varsovie et la menace communiste n’existent plus”, a expliqué le chef de la diplomatie française. “Nous allons obtenir des postes de commandement significatifs, et surtout, nous allons prendre part à la conception de plans que nous appliquons déjà”, a-t-il ajouté.

La France est déjà le quatrième contributeur de troupes de l’OTAN, et Sarkozy veut convaincre les sceptiques que c’est l’intérêt de son pays de repenser la décision de Charles de Gaulle.

Les Européens de l’Est se sont réunis avant le Sommet de l’UE - Part 1

2 mars 2009

D’une manière toute à fait exceptionnelle, les Etats de l’Europe de l’Est se sont réunis avant le Sommet des 27 Etats de l’Union, en essayant d’atteindre un point de vue commun qui sera présenté aux anciens membres de l’UE. Le résultat? Un demi-échec parmi les pays de l’Est - décidés avant la réunion soit de demander un soutien financier séparément pour les économies de cette région, soit l’arrêt du protectionnisme que les pays riches appliquent, soit le maintient du financement pour les pays de l’Est par les institutions financières de l’Ouest, soit, à la limite demander l’accélération de l’adhésion à la zone euro.

Le résultat de cette réunion a été très pâle. Le premier polonais, Donald Tusk, qui a présidé la réunion, a
déclaré: “l’Union devrait faire preuve de solidarité, plus de responsabilité et d’optimisme.” Une phrase vague, en fait presque n’ayant aucune substance face aux demandes que les pays de l’Est ont avancé à Bruxelles pour affronter les anciens membres de l’Union. Tusk a demandé à tous les membres du bloc communautaire de joindre aux “règles et principes” imposés par les traités de l’UE, faisant référence en particulier au respect du marché unique. “La tentation du protectionnisme doit être évitée”, a-t-il ajouté.

Le Président de la Commission Européenne, Jose Manuel Barroso, présent lui-aussi à la réunion des Etats d’Europe de l’Est a souligné qu’il “est très important pour tous les pays européens de travailler ensemble. Nous avons besoin de faire les choses dans un esprit de solidarité”, a ajouté Barroso.

Les dirigeants européens devraient s’engager hier soir d’assurer la poursuite de la croissance économique, en respectant par contre les principes du marché unique, selon le projet de la déclaration commune qui devrait être adopté par tous les États membres. Selon ce document, la réunion doit veiller à ce que le marché soit pleinement utilisé comme un moteur pour soutenir la croissance et le maintient des emplois. De plus, les États membres de l’UE reconnaissent que le déblocage des canaux des crédits est essentielle pour l’efficacité des impulsions financières des États membres. De même, la réponse de l’Union Européenne doit bénéficier d’une réponse conforme à un niveau international.

Toutefois, les déclarations du projet de l’acte finale de la réunion ne reflètent pas les tensions au sein de
l’Union. Le Sommet UE-27 a été organisé à l’initiative du Premier ministre tchèque Mirek Topolánek, dont le pays exerce actuellement la présidence de l’UE, et à l’initiative du président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, sur le fond de la crise financière.

Les Européens de l’Est se sont réunis avant le Sommet de l’UE - Part 2

2 mars 2009

Tout a commencé à partir des craintes selon lesquelles les gouvernements européens vont proposer des mesures protectionnistes anti-crise, fait qui va saboter le principe de l’unité promu par l’Union. Le principal signal a été la querelle de la France et de la République Tchèque, après que Paris avait annoncé un plan de soutient de l’industrie auto de 6,5 milliards d’euros en échange d’une promesse de maintient des emplois sur le territoire français et d’une possible délocalisation des usines. La République Tchèque, où il y a de grands investissements de l’industrie française des automobiles a accusé le président français Nicolas Sarkozy de protectionnisme. La France a renoncé entre temps aux mesures considérées protectionnistes pour ne pas fâcher la Commission Européenne. Par contre, Sarkozy s’est rendu à Bruxelles avec la proposition d’un plan commun pour aider l’industrie.

Des mesures identiques ont été annoncées par l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, qui sont actuellement examinées par la Commission européenne pour déterminer si elles respectent les principes du marché unique. Chaque Etat a élaboré un projet propre pour le Sommet d’hier. À l’initiative de la Pologne a eu lieu un mini-sommet des Etats d’Europe centrale et orientale, membres de l’UE, sommet fondé sur la crainte de mesures protectionnistes des Etats de l’Ouest et donc de la naissance d’un nouveau rideau de fer en Europe. En outre, les mises en gardes selon lesquelles l’Europe de l’Est sera bientôt écrasée par la crise ont mené les responsables de cette région à proposer des solutions.

La République tchèque et la Pologne ont demandé l’accélération de l’entrée dans la zone euro, après que les
monnaies nationales de la région ont connu une forte dépréciation. Ces exigences ont été rejetées par le leader des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui a apprécié que cela n’est pas possible: “Je pense que nous ne pouvons pas modifier les critères d’adhésion à l’euro du jour au lendemain. Il n’est pas possible”, a déclaré Juncker. Un pays qui a l’intention d’aller à l’euro doit maintenir sa monnaie nationale à jour dans le mécanisme des taux de change, dans une marge de variation de +/-15% pour au moins deux ans.

De même, la Hongrie a proposé un plan de soutien de l’Europe de l’Est de 160-190 milliards d’euros, plan qui a rencontré l’opposition de plusieurs pays de l’UE, y compris la République Tchèque ou l’Estonie. Les dirigeants européens ont estimé que le plan hongrois est beaucoup trop cher, étant donné que la semaine dernière, la Banque Européenne d’Investissement, Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement et le Fonds Monétaire international ont annoncé un plan de 24,5 milliards d’euros pour le soutient des banques et des compagnies de l’Est.

Le Premier Ministre tchèque a exclut l’idée d’une aide spéciale pour l’Europe de l’Est dans le contexte de la crise économique: “L’Europe de l’Est est une région spéciale, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de séparer plusieurs pays de l’UE, je vais soutenir une aide de l’UE pour tous ces pays qui en ont besoin, mais non pas pour une aide particulière pour l’Europe de l’Est”, a-t-il dit.

Le Premier ministre estonien, Andrus Ansip, a été lui-aussi contre l’idée de créer un bloc de l’Europe de l’Est
dans l’UE: “Je ne pense pas qu’il est nécessaire que les pays d’Europe de l’Est soient soutenus en bloc, ces pays sont très différents entre eux”, a-t-il insisté, soulignant le fait que son pays ne se confronte pas avec une crise de liquidité contrairement à la Lettonie, le pays voisin. Les discussions se poursuivront à l’occasion du Sommet de printemps du Conseil européen des 19-20 mars.

Voilà ce que les Etat de l’Union ont soutenu à Bruxelles:
1. La Pologne  - l’accélération du processus d’adoption de l’euro,
2. La République Tchèque - l’accélération du processus d’adoption de l’euro, le rejet des mesures protectionnistes
et le rejet d’un plan financier spécialement conçu pour l’Europe de l’Est,
3. La Hongrie - un plan de financement de l’Europe de l’Est de 160-190 milliards d’euros,
4. La France - un plan européen commun de financement de l’industrie des automobiles,
5. L’Allemagne - le respect des principes du marché unique et le rejet du plan financier spécialement conçu pour l’Europe de l’Est.

Le Président Américain et le Président Français nominés au Prix Nobel de la Paix

2 mars 2009

Le Président Américain, Barack Obama et le Président Français, Nicolas Sarkozy figurent parmi les 205 personnes et organisations, un nombre record, nominées au Prix Nobel de la Paix, indique l’AFP. “Nous avons reçu 205 candidatures, dont 33 sont des organisations”, a déclaré vendredi le directeur de l’Institut Nobel d’Oslo, Geir Lundestad. “Il s’agit d’un nouveau record, après celui de 2005 quand 199 candidatures ont été déposées”, at-il ajouté.

L’identité des candidats est tenue secrète pendant 50 ans, mais certains noms peuvent être rendus publics. Barack Obama et Nicolas Sarkozy figurent ainsi sur cette liste de candidats cette année. Des milliers de personnes - députés et ministres, précédents lauréats, membres des tribunaux internationaux, des universitaires et le comité du Prix Nobel - ont le droit de présenter des candidatures. Le nom du gagnant sera annoncé en octobre. L’année dernière, le prix a été attribué à l’ancien président finlandais  et le médiateur, Martti Ahatisaari.

Le président à Val d’Isère

17 février 2009

Samedi, le 14 février, à l’occasion du slalom dames des Championnats du Monde de ski, le Président de la République Française, M. Nicolas Sarkozy a remis les bouquets lors de la cérémonie des médailles et a tenu un petit discours critique à l’égard des Français. Voilà sa déclaration: “A un moment donné…il faut prendre des décisions. C’est quelque chose qu’on ne fait pas spontanément dans notre pays. La France a un pays magnifique, des paysages extraordinaires, un art de vivre et pour un moment, on oublie que pour préserver ce pays et cet art de vivre il faut faire quelque chose que les sportifs savent bien - se donner du mal, travailler, faire des effots. Et la victoire, elle est belle, parce qu’il y a eu des efforts. La compétition, elle est belle, parce qu’il y a eu l’entaînement…”

Le Président a été accompagné du secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, et de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture et il a déclaré aussi qu’il ne peut pas se plaindre d’avoir à gérer “la crise du siècle”, ni d’avoir à trouver des solutions.